« Le chef-d’œuvre d’Anton Tchékhov  recentré sur les 5 personnages principaux »

On ne dort plus, on ne travaille plus, on mange à des heures impossibles. Rien ne va plus sur le domaine depuis que le “Herr Professeur”, intellectuel à la retraite, et sa belle et paresseuse épouse Eléna s’y sont installés. Vania n’a plus goût à rien et tourne désespérément autour d’Eléna à la poursuite de sa jeunesse perdue. Sonia, autrefois si travailleuse, perd le sens de la réalité de se trouver si peu désirable. Le docteur Astrov lui-même, pourtant si lucide, semble ensorcelé. On en crève de ne pas avoir vécu, de ne plus vivre, d’avoir trop travaillé, alors on passe la journée à boire. “Tout cela est malsain”. Il fait une chaleur infernale. On étouffe. L’orage va éclater…

Se saisir de l’œuvre de Tchékhov comme d’un matériau vivant, tout en respectant infiniment le texte de l’auteur. Voir en quoi il nous parle aujourd’hui, ici et maintenant. Plonger au cœur de l’extrême tension qui relie les protagonistes principaux de cette douloureuse histoire de famille. En tirer la quintessence dans toute sa violence, sa puissance, mais aussi dans son absurde drôlerie : voilà comment nous avons travaillé jusqu’à faire surgir notre Vania, une tragi-comédie éternellement moderne.

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Ce qu’en dit la presse :

« Vania mis en scène par Philippe Nicaud, c’est bien évidemment la partition de Oncle Vania de Tchékhov mais expurgée du folklore russe, de la traditionnelle métaphore de la fin d’un monde, de la mélancolie de l’âme slave et des scènes de genre de la vie de campagne qui versent dans l’anecdotisation. (…) Privilégiant une efficiente dramaturgie du corps, ce corps dans lequel se collettent l’organique et l’émotionnel et se manifestent des forces contradictoires souvent irrésolues, Philippe Nicaud met en scène de manière inspirée et terriblement efficace ce quadrille des vies ratées formés par deux couples en miroir : Elena et le docteur Astrov renonçant à un amour partagé, Sonia et son oncle Vania devant faire le deuil d’un amour refusé. (…) Soutenue par une dramaturgie scénique engagée sur un syncrétisme réussi entre l’organique et l’émotionnel et une interprétation émérite, la proposition de Philippe Nicaud qui, par une analogie picturale, ne fait pas dans l’impressionnisme mais dans l’expressionnisme, rend compte du bouillonnement des passions et parvient à faire re-découvrir – ce qui n’est pas la moindre de ses vertus – un opus tchékhovien considéré comme la tragédie des amours invécus, de la solitude et de la stérilité. (…)
 » FROGGY’S DELIGHT (Martine Piazzon) – 7 avril 2014

« « (…) Dès les premières réplique, on sent qu’on va voir du grand, du très grand théâtre. On est immédiatement emporté, embarqué dans cet univers, on vit avec eux tous si présents, si bien interprétés qu’on en oublie que ce sont des comédiens, ils sont là, tous, les héros de Tchékhov, tous ou presque car Philippe Nicaud, le metteur-en-scène, a eu l’excellente idée de resserrer l’action autour des cinq personnages principaux, adieu la mère, adieu la nourrice, adieu Téléguine, adieu le valet. Ils sont là, tous les cinq, aux prises avec leurs sentiments, le reste est anecdotique. Et on vit avec eux, on souffre avec eux, on assiste impuissants à leurs naufrages. (…) »
REG’ARTS (Nicole Bourbon) – 11 avril 2014

 

Fiche Technique :

6p. en déplacement
Salle équipée
Technique très légère
Jauge : modulable suivant salle
Durée : 1h30
Tout public

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